ATEE
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Édito
La rédactionDans un contexte économique et géopolitique plus que morose, il y a quand même, au coeur de certaines applications, des perspectives
positives dont il faut se réjouir. C’est le cas pour l’électrification de l’industrie.
Quand on évoque ce domaine, on pense souvent aux industries
lourdes qui consomment beaucoup d’énergie avec des process complexes. Emblématiques et prioritaires dans la démarche des pouvoirs
publics, elles sont engagées sur la voie de la décarbonation et elles progressent. Mais relativement lentement, à la suite d’innovations
technologiques majeures, nécessitant de gros investissements, et avec des arbitrages longs et difficiles.
Comment faire autrement ?
Dans le même temps, des progrès massifs et rapides sont possibles de manière plus spontanée dans toute une gamme d’industries à taille humaine, réparties sur l’ensemble du territoire. Et elles sont nombreuses. Le moyen, ce sont notamment tous ces équipements qui fournissent de la chaleur sous toutes ses formes pour tout un panel de procédés de fabrication : air chaud, eau chaude, eau surchauffée, vapeur, vapeur
sous pression… Disponibles et matures, les technologies existent. Plusieurs mots clés sont nécessaires pour créer les conditions de la
réussite : pragmatisme, alternation… Il est aujourd’hui envisageable de décarboner rapidement et massivement tout le tissu industriel diffus de notre pays, en lui permettant de profiter de la meilleure énergie au meilleur moment, dans un équilibre technico-économique performant.
Et le stockage d’énergie sous différentes formes s’avère un allié de poids dans cette mission.
Tout n’est pas rose pour autant. Il faut encore prêcher la bonne parole, partager les bonnes pratiques et bien évidemment lever certains freins comme celui du raccordement électrique, qui n’est pas simple. Mais le mouvement est amorcé et ça marche !
Bonne lecture.