Urbanisme circulaire : des expériences bruxelloises

15 05 2022
Caroline Kim-Morange
sau-msi.brussels (Reporters)

Déposer et réutiliser les briques d’un bâtiment, créer des ateliers temporaires pour artisans dans une ancienne usine, s’appuyer sur une étude de métabolisme urbain pour relancer l’exploitation locale d’une forêt… Ce sont trois des initiatives détaillées lors d’un webinaire dédié à des projets menés en Belgique. Petit tour d’horizon.

Le webinaire dédié à l’urbanisme circulaire en Belgique avait pour objectif d’aller voir ce qui se fait au-delà de nos frontières. Organisé le 16 mars 2022 par l’Ademe et l’association Orée, il venait clôturer un cycle des « Circuits de l’économie circulaire ». « Il est difficile de comparer les politiques d’une ville à une autre, car les définitions de l’économie circulaire ne sont pas partout les mêmes », signale Aristide Athanassiadis, chercheur en économie circulaire qui a travaillé à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et œuvre aujourd’hui à l’École Polytechnique de Lausanne. Les stratégies aussi diffèrent, poursuit-il : « par exemple, à la fin des années 2010, Paris voulait agir tout d’abord sur son administration, afin que son action ait valeur d’exemplarité, avant d’aller vers d’autres acteurs ; Bruxelles souhaitait actionner tous les flux et secteurs simultanément ; Londres croyait qu’il fallait jouer sur les opportunités entrepreneuriales ».

Dépose et réemploi de briques

Lors du webinaire, un certain nombre de points des opérations belges pouvaient interpeller les auditeurs français. Tout d’abord en ce qui concerne la réutilisation des matériaux. « Alors qu’en France, nous expérimentons plutôt la production d’agrégats in situ pour fabriquer du béton recyclé, il était intéressant de voir le travail sur la dépose de briques pour leur réemploi », indique par exemple David Canal. Il évoque ici le projet Usquare, qui a été détaillé par Victor Ooghe, chercheur à l’ULB. Ce projet ambitionne de transformer une ancienne caserne de Bruxelles (surface totale du site : 3,9 hectares ; surface plancher des bâtiments existants : 56 000 m2), en un lieu alliant un centre international de recherche, des espaces publics, divers types de logements. En l’occurrence, sur le site « il y avait une large volonté de réemployer les briques », rappelle Victor Ooghe. Toutefois, certaines sont jointes par un mortier ciment, d’autres par un mortier à la chaux. Cela complique le démontage.

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