Véhicules : moins de diesel mais plus de CO2

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En plein Salon de l’Automobile, l’Ademe fait le constat que le parc français des véhicules particuliers comporte moins de diesel mais émet en moyenne plus de CO2.

Depuis 2011, l’Ademe présente chaque année le Car Labelling  : ce comparateur en ligne permet de connaître les véhicules achetés en France et donne un palmarès des véhicules en fonction de leurs émissions de CO2.

Les chiffres de l’année 2017 révèle que les ventes ont augmenté de 5,7% par rapport à 2016. Pour la première fois depuis 2001, les véhicules essence sont en tête (1 098 485), suivis des diesels (1 085 825) et, loin derrière, les véhicules hybrides (90 002) et les véhicules électriques (27 636). Ces derniers ont connu une forte hausse de 27% des ventes. Par contre le marché français reste pour l’instant presque totalement hermétique aux véhicules gaz (GNV ou bioGNV).

Hausse des émissions moyenne de CO2 par véhicule

Malgré un certain succès des véhicules de petite taille qui participe à la montée en puissance de l’essence, l’appétence des Français pour les SUV se confirment puisqu’ils représentent un tiers des ventes du marché automobile. Comme l’indique l’Ademe, ils sont « plus lourds, plus consommateurs en carburant que la moyenne et donc plus polluants ».

L’impact des ventes de SUV et d’un plus grand nombre de véhicules à essence ne s’est pas fait attendre : la moyenne des émissions de CO2 des véhicules neufs vendus en France en 2017 a grimpé à 111 gCO2/km, contre 110 en 2016.

Le faible taux de pénétration des véhicules « propres » sur le marché ne permet pas de compenser cette hausse des émissions moyennes. Selon l’Ademe, il est donc plus que jamais nécessaire de développer des politiques d’écomobilité (autopartage, télétravail, promotion du vélo, etc.).

 

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