Une ressource et des coûts variés

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L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) a publié un rapport qui examine les défis logistiques pour la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement stable pour la biomasse solide. Le coût de la ressource et ses débouchés y sont analysés. Le coût total de la fourniture de la matière résulte de la somme des coûts de production (culture, récolte et collecte), de prétraitement, de transport et de stockage. Il dépend de la localisation de la ressource, des marchés situés à proximité et du type de biomasse. Il est donc très hétérogène, y compris au sein d’un même pays.

L’Irena délivre dans son étude des estimations exhaustives en se basant sur un grand nombre de travaux scientifiques en la matière. Les résidus agricoles sont les moins coûteux car ils sont faciles à collecter et leurs distances de transport sont courtes. Leur tarif actuel varie de 1,8 à 3,7 dollars par gigajoule (GJ). Les résidus de l’exploitation forestière évoluent dans la même fourchette de prix. Ils atteignent de 2,3 $ à 2,9 $ par GJ. Les granulés, qui jouent un rôle croissant sur le marché, sont beaucoup plus onéreux. Ils coûtent de 61 $ à 189 $.

Pour réduire les coûts, l’Irena identifie plusieurs stratégies. En accroissant la capacité des usines de granulés, il est possible de réaliser des économies d’échelle. L’impact des choix de matières premières est également important à prendre en compte. Choisir des copeaux de bois plutôt que de la sciure entraîne un coût d’investissement plus élevé car un broyage supplémentaire est nécessaire avant le séchage, entrainant une consommation d’énergie supplémentaire. Toutefois, les copeaux de bois ont une densité supérieure à celle de la sciure de bois et permettent d’économiser sur la surface de stockage.

LIEN(S) : Vous pouvez lire cet article en entier dans le n°632

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