Un projet à expliquer dans sa globalité

Valorisation locale des déchets, contribution à la résilience du tissu agricole, décarbonation des secteurs énergétiques, création d’emplois… La filière du biogaz et plus largement des gaz verts présente des atouts indéniables mais également indispensables pour contribuer à la transition écologique et énergétique de nos territoires. Malgré cela, de nombreux projets, et encore aujourd’hui, rencontrent une opposition locale forte. «Tout le monde s’entend pour dire que la méthanisation est vertueuse, et pour autant il y a le syndrome “Not in my backyard” (Nimby) qui freine localement la mise en place de projets», rappelait dernièrement Hélène Berhault-Gaborit, animatrice générale au sein de l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF), lors d’un entretien. Cette opposition qui se traduit par des recours devant les tribunaux, représente une des premières difficultés pour la mise en place et la réussite de ces projets, devant peut-être les longues démarches administratives et la recherche de financement.

Mais il faut également préciser que c’est avant tout le porteur de projet qui aura sa part de responsabilité dans le climat autour de sa démarche. D’où l’importance pour eux de communiquer sur le projet dans sa globalité afin d’aider à l’appropriation locale. Comme rappelé dans ce numéro 649, l’enjeu est d’expliquer chaque détail, notamment aux riverains qui seront les premiers concernés, sans oublier les impacts éventuels attendus. Et cette transparence ne doit pas se faire seulement à la mise en place du projet, mais de façon continue… l’évènement survenu mi-août à l’usine de méthanisation de Châteaulin en est la preuve.

 

LIEN(S) : Cet Edito introduit le n°649

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