Transition énergétique : miser sur les réseaux de chaleur

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Malgré une croissance régulière, les réseaux de chaleur et de froid en France sont encore loin d’occuper la place qui pourrait être la leur dans le verdissement du mix énergétique. Selon le dernier Observatoire des réseaux de chaleur et de froid publié par le SNCU, le volume de chaleur délivrée aux usagers en 2018 atteint 25,4 TWh, ce qui situe la livraison d’énergies vertes grâce à ces réseaux à 14,1 TWh (+0,4 TWh par rapport à 2017). Or, la programmation pluriannuelle d’énergie (PPE) donne un objectif de 24,4 TWh de livraisons vertes en 2023, et la LTECV ambitionne 39,5 TWh en 2030… Pour réaliser l’objectif en 2023, il est donc nécessaire de multiplier par 5 le rythme actuel de développement des réseau.

Les acteurs de la filière, réunis autour de la Fedene, de la FNCCR et d’Amorce insistent auprès des autorités sur la nécessité d’encourager le déploiement des réseaux d’EnR&R et ne sont pas à court d’arguments : verdissement du mix énergétique, réduction des émissions de CO2, création d’emplois, valorisation des énergies disponibles localement (UVE, biomasse, géothermie) … D’autant plus que le potentiel de croissance des réseaux en France est considérable. Le plaidoyer de la filière a finalement trouvé un écho dans la création d’un groupe de travail “Réseaux de chaleur et de froid”, lancé en mars dernier par la secrétaire d’État Emmanuelle Wargon. Les échanges ont abouti à la présentation de 25 mesures pour lever les freins au développement des réseaux et accélérer leur croissance, accueillies avec optimisme par les acteurs concernés.

LIEN(S) : Vous avez lu un tiers de cet article, paru dans le n°637

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