Sûreté nucléaire : l’humain et le changement climatique émergent de la concertation

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Une grande concertation publique et volontaire a été organisée par le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) sur l’amélioration de la sûreté des réacteurs de 900 MWe du parc français, dans le cadre de leur 4e réexamen périodique. 32 réacteurs exploités par EDF et répartis sur huit sites sont concernés.

La concertation a associé EDF, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et l’Association nationale des comités et commissions locales d’information (Anccli) ainsi que deux garantes de la Commission nationale du débat public (CNDP). Elle visait à informer les citoyens des dispositions d’amélioration proposées par EDF, à recueillir leurs positions et leurs préoccupations, et à les associer dès le début au processus de réexamen. L’intérêt du public et la qualité des échanges, sur un sujet parfois très technique et qui suscite souvent des passions, a été relevé par toutes les parties prenantes.

[…]

Certains sujets ont été plus discutés que d’autres, comme la pérennité des compétences et la formation des salariés EDF et des prestataires ainsi que la prise en compte des facteurs organisationnels et humains (qualité de vie au travail des personnels) ; mais aussi la prise en compte des risques liés au changement climatique sur les installations (impacts des canicules, des inondations et des érosions des côtes), la protection des populations en cas d’accident, la résistance des installations et en particulier des piscines combustibles aux actes de malveillance, la cybersécurité.

Réception des préoccupations

Le Haut Comité a dégagé cinq recommandations, dont la première s’adresse aux acteurs concernés (EDF, ASN, IRSN et Anccli). Il leur appartient de rendre compte de la manière dont ils prendront en considération les contributions du public.

[…]

La phase générique du 4e réexamen périodique des réacteurs nucléaires de 900 MWe s’achèvera avec la publication de l’avis de l’ASN. Après quoi, une série d’enquêtes publiques seront organisées au cours de la prochaine décennie pour chacun des réacteurs concernés par le réexamen.

LIEN(S) : Vous avez lu une partie de cet article, paru dans le n°633

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