Stockage de chaleur fatale : les céramiques, une solution « low cost »

286

Comment stocker la chaleur avec un bon rendement et de faibles pertes avec le temps ? Parmi les matériaux utilisés, on trouve l’eau, les sels fondus ou le sable, les matériaux à changement de phase (MCP), les zéolithes, le béton ou les céramiques. Ces dernières sont présentes dans certains secteurs (industrie du verre) mais leur coût élevé (2 000-9 000 €/t) en limite l’utilisation. Elles présentent cependant des caractéristiques intéressantes et de nombreuses études et expérimentations ont été menées pour en produire à partir de déchets industriels.

En France: Eco-Tech Cream

La société Eco-Tech Ceram a élaboré une solution de stockage de chaleur fatale en partant de matériaux issus de déchets industriels jusqu’au système complet clé en main. Le concept est basé autour de l’EcoStock®, un container isolé contenant des briques en céramiques et associé à un ensemble matériel et logiciel de gestion de la chaleur haute température.

Le container d’un poids de 30 t contient environ 20 t de briques différentes afin d’assurer un stockage optimal de chaleur (3 MWh). Une unité est en test à Rivesaltes, alimentée en air à 600°C (validation du concept power-to-heat).

ETC vise d’abord la chaleur fatale “propre” (T>300°C) issue de la combustion de gaz naturel (industrie de la céramique, forges). Pour proposer une solution économiquement viable, le critère principal est la réduction des Capex et le matériau n’est qu’une petite partie. Le développement d’une solution globale, du gisement de chaleur jusqu’à la solution passe par la définition des besoins et la pondération de l’utilisateur selon que sa priorité est l’économie, l’emploi ou l’environnement.

En Allemagne: Kraftblock

En Allemagne, la startup allemande Nebuma Gmbh a développé un stockage de chaleur dans une céramique (Kraftblock®) issue à 85-90 % de matériaux recyclés (résidus de hauts fourneaux par exemple). Un système mobile avec 15 t de granulés pourrait stocker jusqu’à 4,3 MWh à 400°C représentant une économie de 3,5 t de CO2 comparé à une installation au gaz naturel.

LIEN(S) : Lisez cet article en entier dans Energie Plus n°620

Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.