Salon de Hanovre 2019 : 5G, IA, Power-to-Gas et Sector Coupling

© Méziane Boudellal
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Le salon de Hanovre a confirmé sa bonne santé avec 6 500 exposants (+12 %) et 215 000 visiteurs dont 40 % d’étrangers. La 5G et l’IA ont dominé le thème Industry 4.0 et le Power-to-Gas avec le Sector Coupling celui de l’énergie.

Le concept de “Sector Coupling” (synergie entre réseaux) a occupé le devant de la scène du secteur énergie. Cette approche, facteur important dans le succès de la transition énergétique qui doit atteindre l’efficacité maximale, recouvre aussi bien l’électricité, le gaz, la chaleur ou le froid que la mobilité. Les éléments importants sont le stockage et la gestion des ressources/besoins. Si le succès des batteries pour le stockage n’est plus à confirmer en Allemagne (1 GW installé en 2019 avec 125 000 batteries domestiques), le power-to-gas (PtG) reste malgré tout le seul stockage de masse des excédents d’électricité d’origine renouvelable permettant le couplage des réseaux électricité et gaz (H2 ou Syngas) ainsi que la mobilité (électrique, hydrogène ou gaz de synthèse).

Projets à différentes échelles

Parmi les nombreux projets allemands de PtG, “Element Eins” et “hybridge” prévoient une puissance de 100 MW pour les électrolyseurs avec une mise en service vers 2022/2023.

Les projets français de Hydrogen-to-vehicles (2 ou 3 sites de 100 MW) n’utiliseront que des certificats d’électricité “verte” sans mention de surplus et sont principalement des usines de production d’hydrogène.

Le Sector Coupling est aussi vu à plus petite échelle, au niveau d’une île (expérimentations en Écosse – Orkney Island) ou au niveau d’un quartier (“Quartierstrom”) comme en Suisse (Wallenstadt) et en Allemagne : Oldenburg-Fliegerhorst avec 110 habitations, Fraunhofer Open District Hub avec 4 quartiers pilotes ou “Iren2” qui a permis à un quartier de 30 habitations de couvrir 100 % des besoins énergétiques avec l’électricité renouvelable locale.

L’approche Sector Coupling, si elle permet de réduire les émissions de CO2, offre surtout un champ d’expérimentations des réseaux énergétiques de demain : multiformes, décentralisés et automatisés.

 

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