RTE prévoit un été serein

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Pour son analyse prévisionnelle de l’été 2016, RTE fait le constat que la consommation électrique devrait être quasi-similaire à celle des années précédentes, à 131,5 TWh entre juin et septembre (corrigée des aléas climatiques).

Le gestionnaire du réseau de transport anticipe une petite reprise économique mais aussi des mesures d’efficacité énergétique qui se poursuivent. Cette consommation est très dépendante de la température, 1°C supplémentaire augmentant l’appel de puissance de 500 MW.

En cas de canicule, RTE évalue le besoin en pointe à 13h au mois de juillet à 59 GW. Inversement, les creux de consommation obligent à gérer un éventuel excès de production, notamment en cas de période de forte production d’électricité photovoltaïque et éolienne. Dans ces cas-là, il est nécessaire de s’assurer que l’exportation des électrons sera possible.

L’étude de RTE évalue le cas le plus défavorable (une chance sur 100 de se produire) à un besoin d’exportation de presque 5000 MW en juin. Le niveau de puissance appelé sur cette période d’été oscille en moyenne entre des creux hebdomadaires d’environ 30 GW et des pointes hebdomadaires de 50-55 GW. D’où un besoin quand même important de modulation. S’y ajoute une problématique propre à la hausse de tension des câbles enterrés lors des plus faibles demandes : RTE a prévu d’y pallier en installant sept selfs cette année pour abaisser la tension. Le parc de production français, bien qu’il soit l’objet de maintenance sur plusieurs sites (notamment nucléaires), reste largement supérieur aux besoins, entre 73 et 80 GW pendant l’été selon les disponibilités observées par RTE. En cas de canicule et donc de contraintes sur les sites de production thermique (moins de possibilité de rejet dans les rivières) et éolien (conditions anticycloniques généralement), la baisse de production s’élèverait à 8 GW.

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