Rénovation énergétique des logements : quelques annonces concrètes

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Le gouvernement a annoncé, à l’issue du Conseil de défense écologique qui s’est tenu le 27 juillet, des mesures pour massifier la rénovation énergétique des logements et accroitre la lutte contre les passoires thermiques. En premier lieu, la ministre de la Transition écologique et solidaire Barbara Pompili a annoncé l’introduction, par voie de décret, de la performance énergétique comme critère de « décence » d’un logement, et ce à compter du 1er janvier 2023. « Cela permettra aux personnes qui vivent dans ces passoires thermiques – des logements qui consomment plus de 500 kW/h au m2 par an – d’exiger du propriétaire qu’il fasse des travaux, au risque que le juge interdise à ce dernier de percevoir un loyer, voire interdise la location d’un tel logement », a-t-elle indiqué. Ce seuil ne concernera cependant des logements de classe énergétique G, et non de classe F, soit environ 120 000 logements selon le gouvernement.

Par ailleurs, l’installation de chaudières au fioul ou au charbon sera interdite dans les logements neufs à partir de janvier 2022. Ces chaudières devront être remplacées par un équipement plus vertueux lorsqu’elles tomberont en panne.

Le lendemain, 28 juillet, la ministre du Logement Emmanuelle Wargon a en outre annoncé que le budget de la nouvelle aide à la rénovation des logements, MaPrimeRénov, sera doublé l’an prochain, « On va commencer par augmenter massivement les aides aux propriétaires pour la rénovation […] L’enveloppe de la prime, MaPrimeRénov, on la multiplie par deux l’année prochaine et par plus de deux l’année d’après », a-t-elle dévoilé sur CNews. Ce bidget avoisine actuellement 800 millions d’euros sur un an, entre la prime elle-même et ce qui reste de crédit d’impôt.

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