Quatrième période des CEE : du volume et de la qualité !

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(c) Stéphane Signoret

Dans une interview accordée à Énergie Plus, le délégué général du Club C2E de l’ATEE Marc Gendron donne son point de vue éclairé sur ce début de période triennale. Extraits choisis :

« Depuis 10 mois, il semblerait qu’il y ait un décalage entre la volonté des acteurs à accélérer le volume de production et leur capacité à produire ces volumes. La forte baisse du prix des CEE en troisième période, jointe à la baisse significative des forfaits CEE pour certains équipements en 2017, ainsi que des contraintes administratives toujours plus fortes sur le contenu des dossiers a pu démobiliser certains professionnels. »

« Le ralentissement des dépôts de CEE est aussi lié au travail de réconciliation administratif de la troisième période : il s’agit pour les pouvoirs publics de vérifier l’atteinte par chaque obligé de son objectif, le temps que les derniers dossiers déposés en 2017 soient validés. Parallèlement, l’Administration était aussi sur deux autres chantiers. D’une part, elle s’est focalisée sur les contrôles des dossiers et, d’autre part, la DGEC doit valider les candidatures des délégataires qui répondent à de nouvelles conditions en quatrième période ».

Les prix des CEE ont fortement augmenté

« Le rythme de dépôt mensuel permettant d’atteindre les objectifs de 1200 TWhc de CEE classiques devrait être à minima de 33 TWhc alors qu’il est d’environ 11 TWhc depuis le début de l’année. On constate ainsi que les volumes d’échanges sont faibles sur le registre, ce qui montre que les acteurs sont plutôt “courts”. D’autres signaux sont néanmoins plus encourageants. Pour les CEE précarité, les dépôts mensuels – autour de 11 TWh cumac – sont quasiment au bon niveau pour atteindre l’objectif de 400 TWh cumac. Par ailleurs, les prix des CEE ont fortement augmenté et il est probable que cette tendance haussière ne s’arrête pas tout de suite. Ces prix élevés devraient aider à générer plus de travaux d’économies d’énergie, s’ils induisent bien un soutien financier plus important au bénéficiaire. »

Qualité à tous les niveaux

« La qualité doit être recherchée à tous les niveaux. Dans le montage des dossiers […] il y a une professionnalisation des acteurs du dispositif : ils ont pris la mesure de la nécessité d’assurer la qualité de leurs dossiers, à l’instar du GPCEE regroupant les délégataires dont la charte reconnaît le besoin d’un contrôle interne. Ce mouvement vient aussi du fait que le nombre de délégataires diminue : il y en avait 75 en troisième période, ils seront beaucoup moins en quatrième période. […] Certains utilisent la dématérialisation comme un vrai outil de traçage des dates clés d’une action, facilitant ainsi le contrôle. Enfin, la qualité doit impérativement être la norme dans la réalisation des travaux d’économies d’énergie et nous allons progressivement renforcer les fiches d’opérations standardisées pour que ce soit bien le cas. »

LIEN(S) : L'interview complète est disponible dans Énergie Plus n°611

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