Petite hydroélectricité : des mécanismes de soutien difficiles à définir

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Le ministère de la Transition écologique et solidaire envisage de réviser les conditions de rémunération prévues par les différents mécanismes de guichet ouvert en vigueur pour les filières de production d’électricité bénéficiant d’un régime de soutien. Des modifications prévues par l’article R. 314-12-1 du code de l’énergie. Pour mener à bien ces ajustements, ce texte législatif suggère de tenir compte des résultats d’audits menés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

Celle-ci vient donc de publier un rapport sur les coûts et les rentabilités de la petite hydroélectricité. Difficile de brosser un portrait très cohérent de cette filière tant elle est diverse : contraintes géographiques, ancienneté des installations ou qualité de l’eau disparate contribuent à des résultats financiers très opposés. Les coûts d’investissements varient entre 2 100 et 5 600 €/kW pour 75 % des installations neuves. Quant à ceux de fonctionnement, ils se situent entre 50 et 180 €/kW pour 75 % des installations. Ces coûts très divers et la forte variabilité sur le productible des installations entrainent des coûts complets de production (LCOE) qui varient fortement : pour les installations neuves il est compris entre 37 et plus de 200 €/MWh. En conséquence, certains équipements sont très rentables, d’autres pas du tout. Il y a donc un problème concernant les mécanismes de soutien.

La CRE préconise de généraliser l’appel d’offres à l’ensemble des installations ou, a minima, de l’étendre aux installations neuves de plus de 500 kW. Son objectif est de limiter les effets d’aubaine induits par le guichet ouvert.

 

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