Paroles, paroles et paroles !

« Nous nous réveillons pour constater avec amertume que les promesses en matière de politique climatique ces dix dernières années n’ont été pour la plupart que de vaines paroles. La part des combustibles fossiles dans la consommation finale d’énergie n’a quasiment pas diminué », a déclaré Rana Adib, directrice exécutive de REN21 à l’occasion de la publication d’un nouveau rapport sur la situation mondiale des énergies renouvelables 2021. Seulement 0,1 % de baisse en une décennie pour la part des énergies fossiles… et ce, malgré le fait que la demande d’énergie primaire a chuté de 4 % lors de la pandémie du Covid-19. Surprenant ? Malheureusement, non. Il faut ainsi rappeler que seulement cinq pays membres du G20 ont pris des objectifs en matière d’énergies renouvelables couvrant l’ensemble des secteurs. Et encore… Ces pays ont peiné à les atteindre, voire ont échoué comme ce fut le cas de la France. Si cette dernière s’était fixée un des objectifs les plus ambitieux avec 23 % d’EnR pour fi n 2020, la barre des 17 % a tout juste été franchie. « Pour la première fois, le nombre de pays dotés de politiques de soutien aux énergies renouvelables n’a pas augmenté par rapport à l’année précédente », souligne également le rapport. Toutefois, une vague d’engagements forts en matière de lutte contre la crise climatique a été recensée en 2020, sous l’impulsion des nombreux plans nationaux de relance. Mais est-ce suffisant pour donner une impulsion beaucoup plus forte aux énergies renouvelables ? Difficile de se prononcer maintenant mais le fait que ces plans de relance ont déjà accordé six fois plus d’investissements aux fossiles qu’aux renouvelables, est une bonne indication…

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