Nucléaire : des coûts de démantèlement sous-évalués

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La Cour des comptes a publié le 4 mars un rapport sur l’arrêt et le démantèlement des installations nucléaires. Elle met en garde contre une possible dérive des coûts associés. Pour compenser l’arrêt de la centrale de Fessenheim, EDF avait pris les devants et signé avec l’État un protocole d’indemnisation qui lui garantissait un dédommagement pour anticipation des dépenses liées à la fermeture et pour bénéfice manqué. Pour les Sages de la rue Cambon, l’accord est extrêmement favorable à l’entreprise. Et ces dédommagements pour l’ensemble des réacteurs risquent de coûter très cher à l’État.

Un autre point inquiète la Cour des comptes : les dérives de coûts prévisionnels des démantèlements. EDF et Orano ont l’obligation de provisionner les charges nécessaires et d’assurer leur couverture par des actifs dédiés. Toutefois, de fortes augmentations des coûts prévisionnels sont en cours. De plus, les exploitants ont tendance à sous-évaluer les futures dépenses, estimées à 46,4 Md€ fin 2018. C’est le cas des charges de post-exploitation ainsi que de certaines dépenses liées à des impôts, des taxes ou des primes d’assurance. Ces sommes jusqu’ici négligées sont pourtant loin d’être anecdotiques : elles atteindraient 7 Md€ supplémentaires pour EDF et 1 Md€ pour Orano.

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