Nouvelle approche pour le solaire à concentration

La centrale STEM expérimentée par Magaldi utilise du sable pour stocker la chaleur.
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Où en est-on sur le solaire à concentration en 2018 ? Des pays traditionnellement impliqués dans cette technologie CSP (concentrating solar power) comme l’Espagne depuis 2013 et les USA depuis 2015 ont arrêté ou réduit les investissements. D’autres projets pour 2018 au Chili (1100 MW), aux Émirats Arabes (700 MW) ou en Australie (150 MW) ont été lancés. La puissance globale mondiale devrait passer de 5 GW en 2017 à 6,5 GW en 2018. Pour les projets 2017, le prix de l’électricité produite par CSP a varié entre 4 et 6 c€/kWh, avec plusieurs heures de stockage. En Espagne, qui reste leader technologique, la production a atteint 5,3 TWh en 2017, relativement stable depuis 10 ans, montrant la fiabilité de cette technologie.

Pionnière dans les années 1970, la France a laissé s’échapper toutes les opportunités jusqu’en 2012. Cette année-là, un appel d’offres identifia deux projets démonstrateurs. En Corse, il y a des incertitudes sur la réalisation d’Alba Nova 1 (12 MW). À Llo en Languedoc-Roussillon, un projet prévoit 9 MW (soit la puissance de une à deux éoliennes) alors que la tendance mondiale est aux fortes puissances.  titre de comparaison, le complexe de Ouarzazate au Maroc atteindra 580 MW.

Silice prometteuse

La société italienne Magaldi expérimente à San Filippo del Mela, en Sicile, une centrale STEM (Solar Thermo Electric Magaldi), la seule utilisant du sable pour stocker la chaleur. Le projet a été lancé en 2010 et une unité est opérationnelle depuis juin 2016. Cette unité a seulement 2300 m2 d’héliostats alors que sa configuration standard est prévue pour 16 000 m2 et un concentrateur de 30 m de haut. 290 tonnes de sable utilisables à des températures comprises entre 480 et 750°C permettront de stocker jusqu’à 24 MWth.

Le CSP, avec sa possibilité de stockage et de production d’électricité pendant plusieurs heures sans soleil, représente donc un complément au photovoltaïque ou l’éolien surtout lors des demandes nocturnes, à la place des centrales nucléaires, charbon ou gaz.

LIEN(S) : Pour lire cet article en entier, rendez-vous dans le n°613 d'Energie Plus!

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