Mobilité décarbonée : de l’électrique oui, mais à taille réduite

75

France Stratégie a publié une note d’analyse, reflétant sa vision sur un enjeu important : comment diminuer les émissions de CO2 des voitures. Au lieu de baisser, elles ont augmenté ces deux dernières années. En cause, l’achat important de SUV. Pour France Stratégie, la solution repose dans le déploiement et la réduction importante du poids des véhicules électriques et de leurs batteries, ainsi qu’un contrôle des émissions de carbone de l’électricité utilisée pour construire les batteries. L’Union européenne a fixé à 95 g/km les émissions de CO2 des véhicules neufs pour 2021. D’ici 2030, ce chiffre devra encore baisser de 37,5 %. Ne serait-ce que pour atteindre le chiffre de 2021, il faudrait baisser drastiquement les émissions de CO2 des voitures neuves, de 10 grammes par an. Comment y arriver ? Un bonus-malus indexé sur le poids des véhicules est proposé par France Stratégie. Déjà mis en place en Norvège, il évite l’achat de gros véhicules au sein de ménages qui ne l’utilisent quasiment qu’en “autosolistes”, avec une seule personne à bord. En France, cela concerne 90 % des allers-retours domicile-travail. […]

De l’électricité décarbonée pour des véhicules décarbonés

France Stratégie soulève une seconde solution : la taxe du pollueur. La Norvège a atteint dès 2016 l’objectif de 2021 grâce à cette politique publique : grâce à la taxe, le véhicule électrique coûte moins cher à l’achat que le véhicule thermique. Des avantages s’y sont ajoutés : péage, parking et transport en ferry gratuits, accès aux voies de bus et exemption de taxe à la circulation. Mais posséder un véhicule électrique n’est pas suffisant pour que la mobilité soit totalement décarbonée : sa provenance joue un rôle. […]

LIEN(S) : Vous avez lu un tiers de cet article, paru dans le n°631

Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.