L’importance des villes dans la transition énergétique

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L’Energy Technology Perspectives (ETP) 2016, publié par l’AIE, insiste sur les opportunités offertes par les villes en matière d’énergie durable.
Les villes représentent deux tiers de la demande en énergie primaire et 70 % des émissions totales de dioxyde de carbone (CO2) liées à l’énergie.

Et l’urbanisation devrait se poursuivre : d’ici 2050, la population urbaine représentera les deux tiers de la population mondiale. D’où l’importance de mettre les villes au centre de la transition énergétique. Pour l’AIE, « les villes ne sont pas seulement des lieux énergivores déstabilisateurs pour l’environnement, elles offrent également des opportunités pour améliorer la durabilité du système énergétique mondial. »

Selon le rapport, la meilleure façon de rendre les énergies urbaines durables est de décarboner la production d’électricité et de développer l’usage des pompes à chaleur et des véhicules électriques. Pour faire baisser la consommation des espaces urbains, il y a aussi d’autres leviers : « la densité et l’aménagement urbains peuvent constituer les bases d’une demande réduite en termes de mobilité et d’une efficacité énergétique accrue pour l’utilisation de l’énergie dans les bâtiments. Il serait ainsi possible d’utiliser la chaleur produite par des sites industriels ou par des combustibles à faibles émissions de carbone pour alimenter les réseaux de chauffage et de climatisation de certains quartiers, » expliquent les rédacteurs.

Autres pistes envisagées, le développement des transports en commun, mais aussi du vélo et de la marche.
Si ces modes de déplacements ont un impact direct sur la consommation d’énergie, l’AIE insiste sur leurs bénéfices induits comme la réduction de la pollution de l’air ou la diminution des bouchons. De nouveaux usages et services comme l’autopartage ou le covoiturage devront se développer pour rendre ces zones plus durables.

Enfin, les métropoles devront apprendre à produire leur énergie. Parmi les sources exploitables, l’AIE évoque les toitures photovoltaïques (PV), qui « pourraient fournir jusqu’à 32 % des besoins urbains en électricité et 17 % des besoins mondiaux d’ici à 2050 ». Le biogaz issu des eaux usées et des déchets pourrait représenter jusqu’à environ 4 % des besoins urbains en électricité en 2050 . Il permettrait de réaliser des économies au niveau du traitement des déchets et de l’eau générés par les villes.

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