Les taxis Hype, fer de lance de la mobilité hydrogène

© Bruno Conty
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Avec leur carrosserie bleu ciel, les taxis Hype qui fonctionnent à l’hydrogène vont devenir de plus en plus visibles dans les rues de la capitale. De 5 au lancement du service fin 2015, à 100 en 2018, leur nombre devrait atteindre les 600 d’ici 2020. Pour y parvenir, la Société du taxi électrique parisien (Step) qui gère Hype, Air Liquide, Idex et Toyota se sont associés à parts égales au sein d’Hysetco, première société d’actifs dédiée au développement de la mobilité hydrogène. En s’appuyant sur les compétences de chacun de ses membres, Hysetco devrait ainsi faciliter le déploiement des véhicules électriques à hydrogène et de l’infrastructure de recharge en Île-de-France. Toyota s’est engagé à livrer 500 exemplaires du modèle Mirai d’ici deux ans à Hype, tandis qu’Air Liquide poursuivra ses efforts d’installation de stations de recharge en région parisienne. Fin 2018, un quatrième point de rechargement à Roissy est déjà venu renforcer le maillage existant (Paris-Orly, Les-Loges-en-Josas, Pont de l’Alma). «Depuis trois ans, on a démontré la pertinence des taxis hydrogène. Grâce à ces partenariats, la flotte Hype atteindra rapidement une taille critique qui nous permettra de préparer une solution complète de mobilité hydrogène», a indiqué Mathieu Gardies, président de Step lors du lancement de l’entreprise commune. Cette offre pourrait même être proposée aux autres opérateurs de transports à la demande d’ici 2021, afin qu’ils puissent à leur tour passer au zéro émission locale, en prévision notamment des Jeux olympiques à Paris en 2024.

«Un des objectifs de la structure était également de réunir différents acteurs (producteurs, constructeurs, distributeurs, experts de la mobilité, etc.) afin de porter dynamiquement la filière hydrogène», a précisé Pierre-Étienne Franc, vice-président hydrogène énergie d’Air Liquide. Tous les partenaires sont en effet convaincus que l’hydrogène est le chaînon indispensable de la transition énergétique et une des clés pour réduire la pollution atmosphérique. «Mais pour que cela s’accélère, il est nécessaire d’être soutenu par les pouvoirs publics, de sécuriser les solutions d’approvisionnement d’hydrogène décarboné et de disposer d’outils financiers permettant d’aller vers des investissements encore plus importants et nécessaires», a-t-il jugé. Pour ce premier projet mené par Hysetco, le coût total (véhicules, achat de licences de taxi, infrastructure) est ainsi estimé à près de 100 millions d’euros.

 

LIEN(S) : Cet article est paru dans Energie Plus n°621

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