L’éolien en mer passe le cap de compétitivité

(c) Robin Dawe / Perfectly Clear Marketing
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L’éolien en mer connaît un essor considérable en Europe, surtout en Mer du Nord, où cette technologie devient très compétitive.

Si en France, le coût total de production de l’éolien en mer posé est estimé par l’Ademe entre 123 € et 227 €/MWh, des projets ont déjà été lancés sans subventions. En 2016, un parc de 700 MW situé aux Pays-Bas a été le premier à passer sous la barre des 100 €/MWh, avec un prix de 72,7 €/MWh. La même année, Vattenfall remportait le site danois de Kriegers Flak (600 MW) pour moins de 50 €/MWh sur douze ans. Des signes évidents de la maturité de cette filière.

Mais elle reste jeune et son potentiel d’innovation très important sur l’ensemble de la chaîne de valeur. L’essor des machines de 10 à 15 MW attendues pour 2025 (voire 20 MW en 2030) permettra de réduire leur nombre, et donc les coûts d’installation et de raccordements, mais aussi d’augmenter leurs performances.

De son côté, l’éolien flottant doit encore faire ses preuves. En France, Floatgen a été remorquée vers son site d’installation définitif en avril et injecte dans le réseau depuis le 18 septembre.

Quatre nouveaux projets de 24 MW verront bientôt le jour après un appel à projets lancé par l’Ademe en 2015 : Belle-Île-Groix, Leucate-Barcarès, Gruissan, et Faraman. Un seul projet commercial est en place dans le monde depuis 2017, à Peterhead, à 25 km au large de l’Écosse.

Mais le coût de cette technologie reste encore élevé : entre 165 et 364 €/MWh. Néanmoins, si la filière émerge, elle pourrait rejoindre les prix de l’éolien en mer posé entre 2025 et 2030.

LIEN(S) : Retrouvez cette enquête en entier dans le n°612

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