L’échec de la Cop 25

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La Cop 25 s’est achevée le 15 décembre dernier à Madrid. De l’avis général, cette édition est un échec, repoussant à l’année prochaine des décisions importantes. Même les instances onusiennes l’ont reconnu. Le texte de la décision finale de la Cop rappelle, encore une fois, l’engagement pris par les pays développés de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour répondre aux besoins de ceux en développement, conformément à la décision prise lors de la Cop 16 qui avait eu lieu en 2010.

Malgré ces demandes répétées, les pays du Nord ne respectent toujours pas cette engagement. Ce reniement a, encore une fois, sapé les négociations entre les deux blocs alors que l’évènement souffrait déjà de la contestation de pays importants comme les États-Unis, le Brésil ou l’Australie. Les négociateurs n’ont pas obtenu de résultats sur les marchés du carbone et l’article 6 de l’Accord de Paris. À la fin des discussions, plus de trente Gouvernements se sont ralliés aux « principes de San Jose pour une ambition élevée et l’intégrité des marchés carbone internationaux » pour préserver l’intégrité des règles du marché du carbone et éviter la possibilité de comptabiliser les crédits carbones à deux reprises. Actuellement, un État peut acheter des crédits carbone découlant d’un projet de réduction d’émissions de CO2 dans un autre pays et utiliser ces crédits dans le calcul de ses propres objectifs climatiques. Mais ce mécanisme instauré par l’Accord de Paris peut être détourné si chacun des deux pays comptent ces crédits pour un même projet. C’est d’ailleurs cela que le Brésil voulait rendre possible.

Aucune décision n’a donc été prise pour clarifier les règles de ce mécanisme. L’UE semble d’ailleurs avoir été un peu seule à vouloir faire avancer les négociations à Madrid même si elle a échoué à motiver les pays réticents. Au plus dur des pourparlers, une initiative européenne a surnagé : le « pacte vert ».

LIEN(S) : Cet article est à lire en intégralité dans le n°638

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