Le stockage au secours des ZNI

© M.Fache/EDF
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La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a organisé en 2017 le premier guichet stockage dans ces territoires. Sur les 46 projets qu’elle a instruits, elle en a sélectionnés onze portés par cinq développeurs (Akuo, Corsica Sole, EDF SEI, NWE et Voltalia). La Commission a réparti les projets en deux catégories de services rendus : l’arbitrage et la réserve. La première soutire de l’électricité au réseau quand les coûts de production sont les plus faibles pour la réinjecter à la pointe en substitution des moyens de production les plus onéreux. Sur les onze projets sélectionnés par la CRE, quatre répondent à cette exigence. La seconde assure le service de réserve rapide. Il couvre contre la perte de moyens de production. Il garde de l’électricité en réserve pour pouvoir réajuster la production d’autres groupes et éviter les coupures. Au lieu de faire cela avec des moyens hydrauliques ou thermiques en augmentant leur puissance, il est possible de profiter du stockage, notamment des batteries lithium-ion, car elles sont capables de démarrer très rapidement et de se substituer quasi immédiatement à la puissance perdue suite à un aléa de production d’électricité. Sept projets de ce type ont été retenus par la CRE. L’observation des résultats de l’AO permet de dégager une tendance assez nette : le stockage par batterie est hégémonique. Sur les 46 dossiers traités par le régulateur, un seul développeur a proposé une Step (pompage-turbinage) en Martinique. Un autre s’est risqué à présenter du stockage par hydrogène en Guyane. Mais seuls des projets de stockage par batteries ont été retenus.

Mieux intégrer les renouvelables

Depuis quelques années, ces systèmes essaiment dans les territoires français non reliés au réseau. Dès 2015, à Montsinéry-Tonnégrande, sur le littoral guyanais, la centrale solaire de Toucan a été mise en service. Cette centrale de 55 000 panneaux photovoltaïques à couches minces, offrant un rendement supérieur à celui des panneaux classiques est gérée par EDF Énergies Nouvelles. Elle développe une capacité de 5 MWc. 288 batteries de type Zebra réparties en cinq containers complètent ce dispositif. EDF SEI a mis en service Pegase sur l’île de la Réunion (photo). Développée en collaboration avec Météo France, l’École polytechnique, Quadran et Albioma, cette solution doit assurer l’équilibre entre production et consommation tout en optimisant les besoins de stockage de la production d’électricité de deux fermes photovoltaïques (de 2 MW et 10 MW) et d’un parc éolien de 10 MW.

 

LIEN(S) : Pour lire cet article en entier, rendez-vous dans Energie Plus n°620

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