Le Grand Arras, pionnier des CTE

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Troisième révolution industrielle (TRI), Villes respirables, Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) : la communauté urbaine d’Arras a ajouté un dispositif à l’éventail de ses outils pour la transition énergétique de son territoire, le contrat de transition écologique (CTE).

Signé le 11 octobre avec Sébastien Lecornu, alors secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire (photo), ce contrat est une nouvelle forme de démarche entre l’État et les collectivités locales : il est conçu comme un accélérateur des politiques de développement durable, dans une logique ascendante de co-construction des programmes d’action en impliquant l’ensemble des acteurs du territoire. La CU d’Arras est l’une des premières collectivités à l’expérimenter, dans la démarche territoriale intégrée qu’elle développe depuis 2016, le Grand Arras en T.E.T.E.® (pour “Territoire exemplaire de la transition écologique”).

La collectivité a pour ambition de diminuer de 40 % ses consommations d’énergie d’ici 2050 et de multiplier par 10 sa production d’EnR. Pour ce faire, le CTE signé pour 4 ans est structuré en 5 axes (EnR&R, mobilité, économie circulaire et engagement sociétal des entreprises, performance énergétique du patrimoine public et privé, espaces naturels et cadre de vie) et 23 orientations, au sein desquelles se déclinent une centaine d’actions.

Le CTE, outil de visibilité

Les objectifs font l’objet d’un suivi et d’une évaluation annuelle par le comité de pilotage. Ils sont indicatifs et non contractuels, et portent entre autres sur les trois priorités du mandat de la CU : l’emploi, la mobilité et l’habitat. Coralie Fleurquin, directrice climat, air et énergie de la CU, souligne aussi que «ce contrat permet de mieux faire connaitre ce que l’on fait sur notre territoire, il a un rayonnement national qui a d’ailleurs incité certaines entreprises à rejoindre notre démarche alors qu’elles ne s’étaient pas intéressé à la précédente.» 

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