Le Giec publie le rapport de la dernière chance

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Le Giec publie un rapport spécial qui analyse les conséquences d’un réchauffement climatique global d’1,5°C d’ici la fin du siècle. Une telle augmentation aurait des effets importants mais moindres comparés à une hausse de 2°C. Si la Terre se réchauffait à ce point, le niveau de la mer monterait de 10 cm supplémentaires. Et la proportion de gens confrontés au manque d’eau douce serait 50 % plus haute. Limiter le réchauffement à 1,5°C amoindrirait les pertes de rendements des cultures céréalières. Les impacts sur la biodiversité et les écosystèmes seraient aussi complètement différents. En mer, l’écosystème sera quelle que soit la trajectoire, durement touché : 70 % à 90 % des récifs coralliens vont disparaitre. Et si le réchauffement excède 2°C, l’espèce s’éteindra. Ce demi-degré qui peut théoriquement être gagné est donc loin d’être une victoire pour la planète. Et cet objectif semble très ambitieux. Le réchauffement est déjà d’1°C par rapport à l’époque préindustrielle et la trajectoire actuelle d’émission de CO2 amènerait plutôt la planète à subir une hausse de 3°C. Concrètement, pour limiter la hausse à 1,5 °C, il faudrait réduire les émissions de CO2 d’environ 45 % d’ici 2030 par rapport à 2010 (contre -20 % pour les 2°C) et atteindre la neutralité carbone en 2050. Cela implique des efforts importants dans tous les secteurs d’activités, des changements de comportements et des investissements significatifs dans le bas carbone.

LIEN(S) : Retrouvez l’article complet dans Energie Plus n°614

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