La thermographie se diffuse largement au bénéfice du bâtiment

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Facile à mettre en œuvre, la thermographie infrarouge, permet de déterminer à distance les niveaux de déperdition de chaleur. La technologie est loin d’être nouvelle. Elle est utilisée depuis une vingtaine d’années dans l’industrie pétrochimique et les réseaux électriques dans le cadre de la maintenance préventive. Dans le secteur du bâtiment, elle a connu il y a une dizaine d’années un engouement auprès des collectivités territoriales avec l’avènement de la thermographie aérienne. Elle a permis de sensibiliser les administrés aux déperditions thermiques par les toitures qui avoisinent 30 % des déperditions thermiques totales d’un bâtiment selon l’Ademe. Ces survols, bien souvent couplés à l’analyse photographique de la pollution lumineuse, ont également permis aux collectivités d’identifier des zones d’intervention prioritaires, liées à une forte déperdition énergétique, voire corrélées aux revenus moyens des populations.

Démocratisation de la thermographie infrarouge

Les collectivités continuent de s’approprier cette technologie via la thermographie au sol. Les balades thermographiques organisées par les Agences locales de l’énergie et du climat (Alec) participent de cette dynamique.

Les progrès technologiques, la miniaturisation et la baisse des prix ont démocratisé l’emploi des caméras portatives ces dernières années. Leurs performances se mesurent à l’aune de trois principaux paramètres : la résolution (en pixels), la sensibilité, autrement dit l’écart de température visible entre deux pixels (en degré Celsius ou Kelvin), enfin la plage de température dans laquelle on peut l’utiliser.

Les progrès technologiques ont eu le mérite d’ouvrir aux caméras thermiques le marché des professionnels du bâtiment. Si les ventes de caméras portatives destinées aux artisans du bâtiment augmentent, c’est le marché des caméras à valeur ajoutée pour les bureaux d’études qui afficherait les plus importantes progressions.

Nouvelles applications

Les agglomérations ont trouvé de nouvelles applications à la thermographie infrarouge comme la maintenance des réseaux de chaleur. La détection de points chauds par prise de vue aérienne, en véhicule utilitaire ou par drone peut être révélateur d’éventuelles anomalies thermiques : fuites, affaissements, dégradation de l’isolant, etc.

La règlementation applicable aux drones, mise en place en France dès 2012, a également ouvert de nouveaux horizons. « Le pic de demande de formation à la thermographie est aujourd’hui redescendu dans le bâtiment. L’outil s’est démocratisé. Nous formons toujours des techniciens de bureaux d’études, mais nous assistons à une désescalade au profit des applications dans le drone », observe Thierry Lorioux, vice-président de l’Association française de thermographie infrarouge.

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