La mobilité électrique, levier de développement des batteries

© Communication Metz/Tremery
53

La mobilité électrique entre dans une phase plus industrielle, après avoir été longtemps cantonnée au stade expérimental. La flotte de quelques 255 000 véhicules rechargeables actuellement en circulation en France demeure encore modeste, mais les projections convergent vers une hypothèse de 14 à 15 millions de véhicules 100  % électriques ou hybrides rechargeables à l’horizon 2035. Ce parc de batteries roulantes constitue une double promesse pour RTE et Enedis, de nouvelles capacités stockage diffus et d’un pilotage de la consommation énergétique plus flexible.

[…]

Les constructeurs automobiles sont aujourd’hui dans les starting-blocks après avoir longtemps hésité à franchir le pas de l’électrification. Par ailleurs,une filière européenne des batteries émerge. Le 30 janvier dernier, Emmanuel Macron a posé à Nersac (Charente) la première pierre d’une usine pilote du projet franco-allemand d’“Airbus des batteries”. Le programme porté par Saft (groupe Total) et PSA devrait permettre d’engager dans un second temps la fabrication de batteries à grande échelle à Douvrin (Pas-de-Calais), puis à Kaiserslautern (Allemagne). La capacité cumulée de ces deux usines avoisinerait un million de batteries par an à l’horizon 2030 soit 10 à 15 % du marché européen. L’Union européenne a provisionné 3,2 milliards d’euros pour aider 17 industriels à bâtir cette filière, en ligne avec sa stratégie de parvenir à une économie neutre pour le climat d’ici à 2050.

Pilotage de la recharge

Dans cette atmosphère quelque peu survoltée, le rapport publié en mai dernier par RTE avec le concours d’Avere-France a le mérite de poser des chiffres. Première bonne nouvelle, la robustesse du réseau électrique français ne devrait pas souffrir de ces millions de batteries électriques sur quatre roues …

LIEN(S) : Vous avez le un tiers de cet article, paru dans le n°640

Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.