La CRE souhaite anticiper l’essor des véhicules électriques

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La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie une note sur les réseaux électriques et les mutations à accomplir pour absorber la démocratisation des voitures électriques. La CRE est convaincue qu’il est indispensable de préparer le terrain dès à présent. En effet, environ 161 700 véhicules électriques et hybrides rechargeables circulent déjà en France. Cela ne représente que 0,41 % du parc automobile et 1,8 % des ventes cette année. Mais tous les scénarios anticipent un développement de cette technologie. Selon une étude réalisée par Enedis, ce type de véhicules pourraient atteindre entre 772 000 et 3,3 millions d’unités dès 2025. La Commission considère qu’un nombre important d’entre eux peut être inséré dans le système électrique. Néanmoins, cela nécessite d’anticiper. Elle préconise donc quelques recommandations classées en trois catégories.

Raccordements, simplification et bonnes pratiques

Tout d’abord, elle suggère de faciliter et d’anticiper le raccordement des infrastructures de recharge. Pour y parvenir, elle demande aux gestionnaires de réseaux de faire preuve de pédagogie auprès des acteurs, en particulier des copropriétés. Le régulateur encourage la mise en œuvre d’expérimentations et d’actions pour réduire les coûts de raccordement pour le demandeur. Mais sans reporter ces coûts sur la collectivité. Il recommande au législateur de créer un cadre favorable au développement des infrastructures de recharge quel que soit leur emplacement. Concrètement, il suggère de simplifier le droit à la prise et de mettre en place des mesures pour sécuriser l’installation de bornes de forte puissance. Pour rendre plus facile la recharge des véhicules, la CRE estime qu’il faut assurer à tous les utilisateurs un accès facile à des points de charge en maillant l’ensemble du territoire.

D’autre part, elle souhaite clarifier le cadre juridique dans lequel s’inscrit l’acte de recharge. Elle recommande de retenir la qualification de prestation de services. Enfin, La Commission veut inciter les différents acteurs à adopter des comportements adaptés. Au moment du raccordement, les gestionnaires d’infrastructures de recharge devront choisir, en concertation avec les gestionnaires de réseaux, « la localisation et la puissance de l’IRVE les plus pertinentes en fonction des besoins du porteur de projet et des caractéristiques du réseau ». De même, la pilotabilité et le pilotage de la recharge doivent être encouragés. La CRE préconise donc d’étendre l’obligation de pilotabilité à tous les groupements de points de charge. Et pas simplement à ceux ouverts au public.

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