La Banque postale neutre en carbone

Des VAE sont disponibles pour les trajets domicile-travail des salariés à Nantes.
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La Banque postale annonce qu’elle est neutre en carbone. Pour y parvenir, l’entreprise agit globalement.

Elle mène une politique de performance énergétique pour ses bâtiments qui repose sur trois axes : efficacité énergétique du bâti, gestion de l’énergie et incitation aux comportements écoresponsables. Elle commande des travaux d’isolation thermique de locaux, de réfection de toiture, de régulation de chauffage, de remplacement de climatisations, de chaudières ou d’installation d’éclairages à LED avec détection de présence. Elle a aussi fait réaliser onze audits énergétiques pour identifier les économies qui restent à mener.

La banque a pour objectif de consommer moins d’énergie, mais aussi de consommer mieux. Elle achète de l’électricité renouvelable depuis le 1er octobre 2015 pour approvisionner l’ensemble de ses sites majeurs, ce qui représente 60 % de sa consommation électrique. La banque a entrepris de diminuer les consommations de son parc informatique. Elle a remplacé progressivement l’ensemble de ses PC par du matériel éco-labellisé qui représente aujourd’hui 72 % du parc. Depuis 2014, les imprimantes et photocopieurs acquis sont aussi labellisés, soit 48 % des appareils utilisés.

L’entreprise mène aussi une politique sur la mobilité, son premier poste émetteur. Pour limiter son impact, la firme a installé 199 terminaux de visioconférence depuis 2011, tout en développant le télétravail. Néanmoins, certains trajets restent inévitables. La banque publique tente donc de « verdir » sa flotte de véhicules de fonction même si ses initiatives restent modestes.

Donner un prix au CO2 et et compenser ses rejets

Les émissions de CO2 qui ne peuvent être empêchées sont compensées via un fonds carbone. Ce mécanisme interne de monétisation de son empreinte carbone vise à internaliser le coût de cette externalité négative. Tous les ans, la filiale du Groupe La Poste ouvre un appel à projets auprès de ses employés. Les propositions jugées les plus vertueuses sont financées par le fonds. Depuis son lancement en 2015, près d’1 million d’euros a été dégagé et les initiatives soutenues devraient éviter près de 3 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. L’autre partie du fonds finance des projets environnementaux en France et, depuis cette année, au Pérou et en Inde.

LIEN(S) : Cet article est à découvrir en entier dans Energie Plus n°618

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