Gazéification hydrothermale : un potentiel à valoriser

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La gazéification hydrothermale repose sur un procédé thermochimique à haute pression et haute température. Elle permet de convertir en gaz des déchets organiques liquides. Une dizaine de projets sont actifs en Europe, majoritairement sous forme de prototypes ou de démonstrateurs. Les intrants les mieux adaptés à la gazéification sont les boues des stations d’épuration (STEP), les digestats de méthanisation, les effluents d’élevage liquides et solides (lisiers et fumiers), les effluents liquides d’origine agricole, les résidus de l’agroalimentaire ou de l’industrie et les déchets organiques urbains.

Enea Consulting estime que la capacité de la filière serait comprise entre 58 et 138 TWh par an d’ici le milieu du siècle, soit un tiers de la consommation française de gaz. Si ces calculs sont plein de promesses, la filière en est toujours à ses balbutiements. Ses principaux développeurs estiment qu’elle devrait atteindre l’échelle industrielle à l’horizon 2023/2025 et que les futures installations unitaires modulaires pourront monter à des tailles comprises entre 0,5 et 6 t/h.

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