Essor du véhicule électrique : les réseaux sont prêts

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RTE a publié avec l’Association pour le développement de la mobilité électrique (Avere) une étude sur le développement du véhicule électrique et ses conséquences sur le système électrique français. Elle conclut qu’il est parfaitement capable de supporter cet essor.

Elle détaille cinq scénarios et aucun d’entre eux ne met en danger le système électrique. 15 millions de VE en circulation consommeraient entre 40 et 65 TWh, contre 13 TWh aujourd’hui, essentiellement pour le train. Si cet accroissement peut sembler difficile à satisfaire, il ne représenterait pourtant que 8 % de la consommation nationale, voire 10 % dans les scénarios les plus ambitieux, et resterait en dessous de celle du chauffage dans le secteur résidentiel.

Le pilotage de la recharge est encouragé par RTE. Il permet de réduire les variations journalières et hebdomadaires de la demande résiduelle adressée au parc nucléaire, thermique et hydraulique. L’utilisation du parc électrique est ainsi optimisée. Pour alimenter 15,6 millions de voitures et 156 000 bus et camions, le coût de production d’électricité est estimé à 1 à 2 milliards d’euros par an à l’horizon 2035. Cela représente une somme très inférieure à celui des carburants nécessaires à une flotte thermique équivalente. Les importations de pétrole brut qui seraient évitées représentent plus de 5 Md€ par an, soit de trois à huit fois le coût de production de l’électricité pour recharger les véhicules. Grâce au pilotage de charge, des gains sont aussi envisageables. Il pourrait permettre une économie de 0,9 Md€ pour la collectivité.

LIEN(S) : Retrouvez l’article complet dans Énergie Plus n°628

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