ESG, RSE, ODD : vos trois nouveaux compagnons

Début juillet, le ministère de la Transition écologique et solidaire a publié un rapport sur l’état des lieux du reporting extra-financier des investisseurs, rendu obligatoire par décret fin 2015. En matière de satisfecit, le ministère constate que cette obligation a conduit à un nombre plus grand d’acteurs financiers prenant en compte les objectifs environnementaux, sociaux et de qualité de gouvernance (ESG). Il considère aussi qu’en complément de la gestion classique des risques financiers, l’utilisation de critères ESG permet d’identifier des opportunités stratégiques, via des investissements responsables. Dans son annexe 2, le rapport liste la nomenclature indicative des informations requises : c’est une très bonne grille d’analyse que les entreprises – en général, pas seulement celles du secteur financier – peuvent appliquer, spécialement en ce qui concerne les impacts environnementaux. Mais cette nomenclature est donnée par défaut, car les méthodologies ne sont pas assez matures pour homogénéiser les pratiques. En effet, s’il y a eu des progrès, le rapport constate que la moitié des acteurs ne répondent encore que partiellement aux critères, voire pour certains pas du tout sans s’en expliquer. À ce stade, les assureurs et investisseurs institutionnels ont une approche plus sérieuse que les sociétés de gestion de portefeuille.

Pourtant, notre enquête sur la responsabilité sociale et environnementale (RSE) montre la pertinence de plus en plus grande pour le monde entrepreneurial d’intégrer finement les critères ESG. Il ne s’agit plus “simplement” de réduire ses impacts, mais bien de participer activement et positivement à un monde plus juste, avec des activités non destructives pour l’environnement, en phase avec les objectifs de développement durable (ODD). Si la France n’est globalement pas trop mal notée sur les ODD, chacun peut à son échelle y participer pour assurer un avenir moins difficile à nos enfants. ESG, RSE, ODD : trois acronymes qui aujourd’hui doivent être au cœur des décisions stratégiques des entreprises.

LIEN(S) : Cet Edito introduit le n°630 d'Energie Plus

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