Encore plus d’avenir pour le stockage

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Dans la PPE, le mot “stockage” sera présent plusieurs fois mais a priori disséminé dans le texte. La DGEC ne voit en effet pas de besoin de stockage à court terme, hormis dans les zones non interconnectées (ZNI), mais elle reconnaît qu’il faut « anticiper l’évolution des technologies de stockage électrochimique, mécanique, thermique, etc., car leurs coûts baissent et leurs plages d’usages se modifient. On doit bien comprendre les possibilités qu’elles vont offrir », selon Virginie Schwarz, directrice de l’énergie.

Le statut du stockage est à définir

Les appels d’offres dans les ZNI, la possibilité pour le stockage de faire du réglage de fréquence sur les réserves primaire et secondaire, la montée en puissance de l’autoconsommation, ou les expérimentations prévues par la LTECV sont autant d’occasions de faire des projets de stockage. Mais, rappelle Didier Lafaille, secrétaire général du comité de prospective de la CRE, « le stockage n’a de valeur que si sa localisation permet de résoudre un problème de congestion sur le réseau ou de réduire des pertes ». La CRE a lancé un groupe de travail sur la mobilité électrique et vient de publier un rapport sur le lien entre réseaux et véhicules électriques.

En fait, selon un benchmark réalisé par le CEA (Liten), sur sept pays/régions étudiés le stockage n’a vraiment un statut à part entière qu’en Californie, où il est défini formellement comme une ressource non-productrice (non-generator resource). Ailleurs, soit la définition est floue, soit le stockage est vu comme un actif de production, voire de consommation et de production.

Pourtant, l’accès aux marchés se généralise, d’une manière ou d’une autre, soit sur les marchés de gros, soit pour des services auxiliaires, soit sur un marché de capacité. Une tendance confirmée en particulier sur le segment des batteries électriques, dont presque 10 GW de projets sont installés ou en cours dans le monde selon le recensement de Clean Horizon Consulting.

Étude de potentiels

Pour tenter de voir plus clairement les opportunités dans le futur, les Clubs Stockage et Power-to-gas de l’ATEE a lancé une étude (dite PEPS 4), réalisé par Artelys, Enea Consulting et le CEA. Les résultats ont été présentés en novembre dernier. Ils partent du constat initial que le parc de production d’électricité à partir de sources renouvelables (éolien, solaire) va augmenter fortement d’ici 2035 et que, parallèlement, le coût des batteries Li-ion et des électrolyseurs va suivre une tendance à la baisse, avec presque une division par deux pour les premières.

Dans ce contexte potentiellement favorable, avec des besoins de flexibilité plus importants, l’étude détermine quelle sera la valeur apportée par le stockage pour la collectivité dans une dizaine de cas de référence.

LIEN(S) : Vous avez lu un tiers de cet article. La version complète est dans Energie Plus n°617

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