Efficacité énergétique dans le tertiaire : une dynamique est engagée

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Le Plan Bâtiment Durable a publié le 28 novembre le 4e rapport de suivi de la charte pour l’efficacité énergétique et environnementale des bâtiments tertiaires et privés. Cinq ans après le lancement de la charte tertiaire, ce rapport conduit par l’Ifpeb et l’OID identifie les leviers d’actions efficaces et les difficultés rencontrées, en se fondant sur les réponses de 40 signataires de la charte (sur 129).

Du côté de l’efficacité énergétique

Trois types d’acteurs se dessinent sur le sujet de l’efficacité énergétique, parmi les signataires de la charte tertiaire. Les expérimentés, qui sont parvenus à maturité dans la mise en œuvre d’une stratégie globale d’efficacité énergétique (outils en place et effets mesurés). Ils ont aussi commencé à mettre en œuvre une stratégie carbone. Les “work in progress”, qui sont globalement en ligne avec la progression inscrite dans la loi ELAN et appliquent une politique globale de gestion qui contribue aux résultats. Les apprenants, moins avancés mais en pleine action, qui ont mis en place une stratégie de moyens.

Le rapport souligne cependant que, malgré une offre de service qui progresse et assiste les signataires sur des points clés, il reste des difficultés de terrain : la connaissance de l’image énergétique du parc par exemple, les collaborations qui peuvent être complexes entre bailleurs et locataires, le coût des opérations notamment pour les établissements publics.

Du côté des émissions de gaz à effet de serre

Sur l’enjeu carbone, des stratégies émergent. Les actions s’appuient sur une palette d’outils assez large, mais sont peu structurées. Trois catégories sont également identifiées parmi les signataires de la charte. Les “2 degrés”, soit les acteurs les plus engagés : ils ont des objectifs ambitieux de réduction des émissions de GES et ont élaboré une trajectoire pour 2030, voire 2050. Ils ont mesuré leurs émissions et établi une stratégie. Les “premiers pas”, qui mesurent leurs émissions et réfléchissent à des objectifs moins ambitieux ou à plus court terme. Et enfin les “pas encore”. Ils n’ont ni mesuré leurs émissions, ni défini d’objectifs chiffrés pour le moment mais anticipent que ce sujet va devenir majeur dans les prochaines années.

Les énergies renouvelables restent un sujet émergeant. Si le déploiement d’installations de la part d’utilisateurs, d’utilisateurs propriétaires et de propriétaires se confirme, le manque de stabilité du cadre réglementaire est perçu comme un frein au développement à plein potentiel de ces solutions.

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