Du constat à l’action

Très bonne année 2021 !!! En espérant que celle-ci soit moins chaude que la précédente… Selon le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S), 2020 se situe au même niveau que 2016, soit une des années les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde. L’année passée a ainsi terminé à 1,25 °C au-dessus de la période préindustrielle. Si on se réfère juste à l’Europe, c’est 1,6 °C au-dessus de la période de référence 1981-2010, et 2,2 °C de plus que la période préindustrielle. Un réchauffement qui dépasse déjà les objectifs de l’accord de Paris. Et malheureusement, cette tendance ne risque pas de s’inverser. Car si en raison de la pandémie de Covid-19 et du ralentissement de l’économie, une baisse record des émissions de CO2, de l’ordre de 7 %, a été recensée ces douze derniers mois, la concentration de CO2 dans l’atmosphère continue d’augmenter. «Tant que les émissions mondiales nettes ne seront pas réduites à zéro, le CO2 continuera de s’accumuler dans l’atmosphère et de provoquer un nouveau changement climatique», a mis en garde Vincent-Henri Peuch, patron du service de surveillance de l’atmosphère de Copernicus. Alors que de nombreux pays se sont fixés d’ici le milieu du siècle des objectifs forts de réduction de carbone, voire la neutralité carbone pour certains, les efforts doivent se multiplier lors de la décennie à venir. Les nombreux plans de relance devraient y contribuer. Organisée à Glasgow en novembre 2021, la 26e conférence sur le climat apportera quelques éléments de réponse sur cette mobilisation attendue et espérée. L’heure n’est définitivement plus aux constats et aux annonces, mais aux actions.

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