Des expérimentations E+C- en vue de la RE2020

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Depuis trois ans, les acteurs de la construction ont pu, dans le cadre du programme Obec, expérimenter le référentiel E+C- et ainsi enrichir l’observatoire national, chargé de collecter les données techniques et économiques. En attendant la synthèse nationale des résultats prévue dans quelques mois, le Cerema a dressé un premier bilan qui concerne quatre régions : Bretagne, Pays de la Loire, Auvergne Rhône-Alpes et le Grand Est. Sur ces territoires, le Cerema, épaulé par des bureaux d’études partenaires, a modélisé et évalué 83 opérations à réception, selon la méthode et les niveaux du référentiel “énergie-carbone”.

Le référentiel E+C- permet en effet d’évaluer la performance d’un bâtiment sous l’angle de la performance énergétique (avec l’indicateur Bepos) prenant en compte l’ensemble de ses usages, et sous l’angle de la performance environnementale avec l’indicateur Eges qui représente les émissions des gaz à effet de serre (GES) du bâtiment sur l’ensemble de son cycle de vie.

Sur les 83 opérations modélisées, dont les deux tiers appartiennent au secteur résidentiel, plus de 70 % atteignent le niveau E2, voire E3. «Dépasser les exigences de la RT2012 pour le volet énergie semble être facilement atteignable aujourd’hui», indique Sabrina Talon, chef du groupe bâtiment & acoustique au Cerema Centre–Est. Avec les énergies renouvelables, la bascule est ainsi simple entre les niveaux E1 et E2.

Le carbone, nouveauté et difficulté

Pour le carbone, le niveau C1 représente par contre un vrai challenge, quels que soient les modes constructifs retenus (béton, bois-béton, bois). «Globalement, les participants à l’expérimentation ont exprimé les mêmes craintes et difficultés pour cet indicateur», précise Sabrina Talon.

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LIEN(S) : Vous avez lu un tiers de cet article, paru dans le n°635l

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