Des dizaines de millions d’euros pour rénover les copropriétés franciliennes

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L’Île-de-France compte un million de passoires thermiques. 68 % des bâtiments franciliens et 83 % de ceux situés à Paris sont énergivores (classes E à G). Et les chantiers de rénovations ont du mal à se massifier. Pour tenter de les stimuler, Île-de-France Énergies a décidé d’étendre son offre vers le tiers-financement avec comme cible les copropriétés de plus de 50 logements. Ce prêt est réalisé à l’aide de fonds européens mis à la disposition de la Région par la Banque européenne d’investissements. L’institution a accordé 100 M€ à Île-de-France Énergies pour qu’elle finance des travaux de rénovation.

Cette somme doit servir à financer des travaux dans les parties communes, privatives, et d’intérêt collectif (comme les fenêtres). Le prêt de 1000 € minimum par emprunteur peut s’échelonner de cinq à quinze ans à un taux fixe de 2,23 %. Il est attribué en priorité aux ménages dont les revenus annuels sont inférieurs à 21 500 € et versé directement sur le compte de la copropriété. Enfin, il est cautionné afin qu’il n’y ait pas de solidarité entre les bénéficiaires en cas d’impayé.

Ce tiers-financement vient compléter deux offres axées sur le préfinancement. La première concerne les aides individuelles. Île-de-France Énergies propose de verser des avances aux demandeurs de subventions à l’Agence nationale de l’habitat (Anah). La SEM se positionne aussi sur les aides collectives obtenues par les copropriétés. Elle met à disposition des avances sur une durée comprise entre deux et cinq ans et à un taux de 1,90 %.

LIEN(S) : Lisez cet article en entier dans le n°630

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