Des années d’émissions de GES évitées grâce à une réfrigération plus efficace

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De 210 à 460 milliards de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre pourraient être évitées dans les quarante prochaines années grâce à une action internationale coordonnée visant à améliorer l’efficacité énergétique de l’industrie du refroidissement et la transition vers des réfrigérants respectueux du climat, selon un rapport de synthèse sur les émissions et les politiques de refroidissement du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) paru le 17 juillet. Cela correspond environ à huit ans d’émissions mondiales (par rapport au niveau de 2018).

Le rapport indique que les pays peuvent agir en intégrant ces actions dans leur mise en œuvre de l’amendement de Kigali au Protocole de Montréal (Les signataires de cet amendement ont convenu, en 2016, de réduire la production et l’utilisation de gaz fluorés qui contribuent au réchauffement climatique – les hydrofluorocarbures (HFC)-, ce qui pourrait permettre d’éviter jusqu’à 0,4°C de réchauffement climatique d’ici 2100 par cette seule mesure).

Dans le contexte de la relance post Covid-19, le PNUE souligne que les pays ont la possibilité d’utiliser leurs ressources de manière judicieuse pour limiter le changement climatique, protéger la nature et réduire les risques de nouvelles pandémies. Le rapport insiste sur l’importance du refroidissement afin de protéger les communautés les plus vulnérables aux vagues de chaleur, les vaccins et les aliments frais et assurer un approvisionnement énergétique stable et des économies productives. De plus,les services de refroidissement jouent un rôle central dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, car les vaccins sensibles à la température devront être déployés rapidement dans le monde entier. Par ailleurs, le confinement obligeant les gens à rester chez eux pendant de longues périodes est un problème de santé dans de nombreux pays chauds.

Cependant, la demande croissante de refroidissement influe significativement sur le changement climatique, en raison des émissions de HFC, de CO2 et de carbone noir provenant de l’énergie, principalement à base de combustibles fossiles, qui alimente les climatiseurs et autres équipements de refroidissement.

Les progrès en matière de production de froid doivent donc s’accélérer. Les auteurs du rapport estiment à 3,6 milliards le nombre d’appareils de réfrigération utilisés dans le monde. Si le refroidissement est fourni à tous ceux qui en ont besoin, il faudra jusqu’à 14 milliards d’appareils de refroidissement d’ici 2050.

 

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