Démission de Nicolas Hulot : Réseau Action Climat publie ses recommandations

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© Fondation Nicolas Hulot

« La démission de Nicolas Hulot a mis en lumière l’absence de cohérence et d’ambition de la politique menée depuis des mois par le Gouvernement sur l’enjeu climatique », affirme Réseau action climat le 3 septembre. Alors que l’annonce du prochain ministre de la Transition écologique et solidaire se fait attendre, l’association « attend du Président de la République et du Gouvernement qu’ils tirent les leçons de cette démission ». L’occasion pour elle de souligner les 4 points sur lesquels il est urgent de travailler afin que la France atteigne, réellement, son objectif « neutralité carbone » à l’horizon 2050.

Émission de gaz à effet de serre et loi mobilité ; Programmation pluriannuelle de l’énergie et nucléaire ; projet de loi de finance pour 2019 et impacts sociaux, et enfin, solidarité envers les populations touchées par le changement climatique : voici les 4 points cruciaux selon Réseau action climat.

Mobilité, SNBC et PPE au programme

Les modes de déplacements sont aujourd’hui la principale cause d’émissions de gaz à effet de serre, mais aussi un fléau en terme de santé publique. Le RAC attend donc de la loi Mobilités, actuellement en cours d’examen devant le Conseil d’État, une restructuration du modèle de transports routiers et plus particulièrement un retrait des lobby puissants dans ce secteur. L’association s’inquiète également des choix du Gouvernement quant à la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dont le nucléaire reste un point d’achoppement. Décidera-t-il du nombre de réacteurs à fermer sous le quinquennat ? Permettra-t-il aux EnR et aux économies d’énergie de déployer pleinement leur potentiel en France ?

Enfin, si la fiscalité écologique a été augmentée par le Gouvernement dans le cadre du projet loi de finances pour 2019, quels impacts sociaux implique-t-elle ? Certaines catégories de ménages pourront-elles supporter les investissements d’un tel changement de paradigme ?

Le RAC demande donc si le Gouvernement mettra en place un fonds « vélo » de 200 millions d’euros et s’il actera, entre autres, la hausse du chèque énergie de 200 à 600 euros. Enfin, plus généralement, s’il fera le choix de « mettre un terme à cette situation intenable ».

La question est sur toutes les lèvres : 200 célébrités ont ainsi publié une tribune dans Le Monde, et une centaine de spécialistes militent pour l’investissement vert dans Alternatives économiques.

 

 

 

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