Dans les collectivités, l’économe de flux chasse les dépenses superflues

© Matthieux Raffier
64

Économe de flux, conseiller en énergétique, gestionnaire de l’énergie, quel que soit son nom, il est un poste clé pour les collectivités qui veulent maîtriser leurs dépenses de fonctionnement tant pour des raisons écologiques qu’économiques : «L’économe de flux, c’est bon pour le portefeuille de la mairie, et c’est bon pour la planète», résume Michel Irigoin, directeur de l’énergie et des moyens techniques de Montpellier.

L’étude publiée en 2012 par l’Association des ingénieurs territoriaux de France (AITF) avec l’Ademe sur l’énergie et le patrimoine communal, montre que les dépenses en énergie (bâtiment, éclairage public et carburants) d’une commune se situent en moyenne à 49 euros/hab/an. Uniquement en adoptant une bonne gestion, l’économe de flux peut payer son salaire. Dès 10 000 habitants, son poste est amorti.

Dans les communes plus petites, les économes de flux peuvent être mutualisés, le plus souvent dans le cadre du Conseil en énergie partagé (CEP), dispositif qui permet aux petites et moyennes collectivités de partager les compétences en énergie d’un technicien spécialisé (voir Énergie Plus n°574). L’un des enjeux est de montrer que l’économe de flux, en dehors du cadre des CEP, n’est pas seulement rentable dans les grandes communes, il l’est aussi pour les communes moyennes. Ensuite, les économies réalisées ouvrent la possibilité d’engager toutes sortes d’actions sur le territoire.

Autre aspect très important : le travail de l’économe de flux doit s’inscrire dans la durée, sous peine pour la commune de voir rapidement ses factures repartir à la hausse. Il faut constamment remettre l’ouvrage sur le métier. Enfin, la pédagogie est évidemment de mise, pour montrer aux élus les efforts réalisés et les effets engendrés.

Également co-animateur du groupe de travail Énergie-Climat à l’AITF, Pierrick Degardin dirige le service “énergie” de Versailles. «Notre rôle est de rationaliser les coûts d’investissement, et d’identifier les actions qui vont être les plus efficaces, explique Pierrick Degardin. Pour cela nous devons connaitre les consommations de chaque bâtiment, sachant que nous avons 120 bâtiments, qui représentent une surface totale de 200 000 m2 Récemment, le service s’est doté d’un logiciel de gestion des flux, Énergisme, qui lui permet de récupérer en temps quasi réel les données des bâtiments. […]

 

LIEN(S) : Lisez cet article en entier dans Energie Plus n°625

Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.