CSC : un potentiel limité pour réduire les émissions industrielles

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Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, les industries très polluantes qui n’ont pas d’autres solutions de décarbonation devront recourir au captage-stockage géologique du CO2 (CSC). Dans un avis publié récemment, l’Ademe estime que plusieurs défis majeurs devront être relevés, notamment des contraintes techniques, géologiques, économiques, réglementaires et sociales. Pour cette raison, un nombre limité de sites industriels, sur trois zones spécifiques, peuvent mettre en place le CSC de manière efficace. Elles se situent autour de Dunkerque, du Havre et de Lacq. Elles représentent un potentiel d’environ 24 MtCO2/an, dont 90 % seraient stockées en mer hors du territoire français. Les sites trop déconcentrés ou trop éloignés des zones de stockage ne peuvent pas s’appuyer sur cette technologie.

Le coût est aussi un défi majeur. Cette filière est aujourd’hui loin d’être compétitive (100 à 150 €/tonne de CO2 évitée contre 20-25€/tonne de CO2 évitée pour les technologies les moins chères dans le secteur industriel). De plus, l’acceptation sociétale du CSC est un enjeu important compte tenu des risques technologiques et sanitaires potentiels.  Enfin, des efforts financiers importants doivent être consentis dès maintenant en matière de R&D, ce qui peut poser problème étant donné que ces projets nécessitent un temps de développement et d’intégration d’une dizaine d’années et ne permet donc pas d’obtenir des résultats concrets à moyen terme.

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