CPF Nestlé optimise sa chaufferie vapeur avec succès

© Laure Marandet
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Niché au pied du massif des Bauges, en Haute-Savoie, entre Annecy et le Lac du Bourget, ce site de production agroalimentaire, où s’activent plus de 250 employés, est le lieu de fabrication d’une dizaine de recettes réputées : Lion, Chocapic, Crunch, Cheerios… «Exploitée depuis 1917, cette usine est un site de confiance sur lequel nous avons beaucoup réinvesti dernièrement», expose Olivier Depecker, responsable technique du site. Problème : certaines infrastructures sont vieillissantes. En 2016, l’une des chaudières principales du site tombe en panne. Une chaudière d’appoint est louée le temps de réaliser une optimisation énergétique de la chaufferie.

Trouver les leviers d’amélioration

Rapidement, la conservation du gaz naturel comme source énergétique est identifiée comme le meilleur compromis. Et pour trouver les leviers d’amélioration énergétique, Éric Buchet, chef de projet chez Coretec, a dû maîtriser l’ensemble des données : «On s’est rendu compte qu’il fallait mieux gérer les variations de charge de la chaudière, qui entraînaient de grosses dépenses énergétiques ; il y avait aussi des utilisations potentielles importantes de la chaleur résiduelle dans le système de production.»

Des solutions techniques innovantes

Côté technique, c’est donc une chaudière vapeur Babcock Wanson de 10 T/h équipée d’un brûleur Modulo+ qui a été choisie. Ce brûleur innovant, développé en partenariat avec l’Ademe, peut fonctionner à très bas régime. Sa plage de fonctionnement de 1 à 12 a ainsi permis, à Rumilly, de diviser par trois le nombre de marche/arrêt de l’installation ; son surcoût était donc très vite rentabilisé. Pour récupérer l’énergie contenue dans les fumées, un économiseur à condensation a été placé en sortie de la chaudière.

Si la direction du site ne souhaite pas communiquer sur le montant de son investissement, elle précise que le coût global du projet était 4 fois plus important qu’un remplacement simple de la chaudière. Néanmoins les certificats d’économies d’énergie (CEE) couvrent un peu plus de 10 % de la somme déboursée, et le surcoût est rentabilisé en moins de 20 ans grâce aux économies d’énergie réalisées.

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