Connaître les risques et agir vite

Quelle probabilité donneriez-vous à l’atteinte des objectifs de la transition énergétique d’ici 2030 sur une échelle de 1 (non, on n’y arrivera pas) à 10 (bien sûr, c’est dans la poche) ? En étant honnêtes, je crois que nous serions nombreux à donner un faible score.

Même si on veut rester optimiste (et on le doit), les éternels reports, réflexions, consultations, évolutions (trop lentes ou trop rapides) et freins de toutes natures délayent la mise en œuvre de politiques efficaces de transition énergétique. S’y ajoute la défiance de ceux qui résistent au changement. De récents articles dans la presse généraliste accusant la méthanisation d’atteintes à l’environnement prouvent combien le discours des “anti” peut facilement reprendre le dessus, même par le biais d’arguments scientifiquement fallacieux.

Pourtant, un dialogue est nécessaire entre toutes les parties sur la base d’éléments tangibles, en trouvant des compromis constructifs afin de déployer rapidement des solutions, vu l’urgence de diminuer nos émissions de CO2 et nos autres impacts environnementaux.

Et en ayant toujours à l’esprit la grille des risques encourus. Une grille que les entreprises, notamment, ont tout intérêt à élaborer la plus large possible sous peine d’être surprises dans quelques temps par des effets auxquels elles ne sauront pas s’adapter.

Une récente “review” par la société internationale de conseil et courtage en assurance Willis Tower Watson montre une multitude de risques à prendre en compte par le secteur de l’énergie (conventionnelle et renouvelable). Le changement climatique y prend une bonne part à la fois par ses effets physiques directs, les conséquences sociales et économiques des transitions à réaliser et les impacts en terme de responsabilité. Les contraintes géopolitiques, les défis technologiques et d’acceptabilité, les risques liés au digital, les enjeux de réputation et de rentabilité, l’exposition à des risques contractuels, les coûts de démantèlement, etc. sont autant de points à étudier.

Tous ces risques, bien identifiés, sont autant d’opportunités d’agir.

LIEN(S) : Cet Edito est paru dans Energie Plus 620

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