Climat : des modèles plus pessimistes

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Deux laboratoires français ont créé des nouveaux modèles climatiques dans le cadre d’un programme mondial de simulation du climat (CMIP6) et publient leurs premiers résultats. Quel que soit le scénario étudié et leurs émissions de gaz à effet de serre correspondantes, les deux modèles prédisent une augmentation continue de la température moyenne du globe au moins jusqu’en 2050. Elle atteindra au minimum la barre des +2°C si le scénario SSP1 1.9, qui implique un effort d’atténuation très important, se réalisait. Cela semble peu probable. Il impliquerait de diminuer immédiatement les émissions de CO2 jusqu’à atteindre la neutralité carbone à l’échelle de la planète dès 2060 et de capter 10 à 15 milliards de tonnes de gaz à effet de serre (GES) par an en 2100.

Le SSP2 4.5, qui correspond à une poursuite des tendances actuelles, rapproche dangereusement la planète des +4°C. Le scénario catastrophe (SSP5 8.5), qui implique une croissance économique continue alimentée par des énergies fossiles, entrainerait une augmentation des températures globales de presque 7 °C, soit 1 °C de plus que dans les précédentes estimations. Les pôles, et l’Arctique en particulier, devraient être bouleversés. En fin d’été, sous le scénario SSP3 7.0, les projections des deux modèles convergent vers une disparition complète de la banquise de l’Arctique en 2100. En Europe de l’Ouest, les caractéristiques des canicules augmentent : température du jour le plus chaud, nombre total de jours de canicule dans l’été, et durée de ces épisodes. Ainsi, dans les scénarios intermédiaires et hauts, un été typique des années 2050 correspondra au fameux été 2003.

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