Climat : avant la négociation, c’est la confusion

58

La 24e Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) se tient à Katowice, en Pologne, du 3 au 14 décembre. Les discussions seront très techniques. Elles porteront notamment sur les standards à respecter dans l’élaboration des plans climat nationaux, les règles en matière de transparence et de vérification des progrès ou les modalités pratiques du « cycle d’ambition » prévu dans l’Accord de Paris. À l’issue des deux semaines de débats, les 1 400 représentants devront transformer une centaine de pages en un document de synthèse cohérent et acceptable pour les 200 pays qui ont ratifié l’accord.

Les négociations qui ont déjà eu lieu cette année pour préparer cet évènement piétinent. Du 30 avril au 10 mai, une réunion de préparation s’est tenue à Bonn. Deux sujets principaux y ont été abordés : l’accélération des actions climatiques des États et la rédaction du mode d’emploi de l’Accord de Paris. Les experts ont discuté de la qualité de l’information qui sera délivrée dans les comptes rendus des parties, de la comptabilisation des émissions, des résultats des efforts réalisés, du calendrier des contributions nationales (INDC) et du volume du Fonds vert. Cette aide de 100 milliards de dollars (Md$) qui devrait être accordée par les pays riches aux plus démunis a encore divisé.

Le niveau d’engagement des États a aussi déçu. Les signataires devraient pourtant rehausser leurs ambitions rapidement. Mais certains des plus gros émetteurs s’opposent au renforcement des ambitions nationales. Après le constat d’échec de Bonn, une nouvelle réunion intermédiaire non prévue a été ajoutée au calendrier. Elle s’est déroulée à Bangkok début septembre et n’a pas permis d’avancer beaucoup plus.

À quelques jours du début de la Cop 24, tout le monde part en ordre dispersé : l’Est contre l’Ouest de l’Europe, les pays pauvres contre les riches, les entreprises contre les gouvernements, les collectivités locales contre leurs gouvernements centraux, etc. Les négociations climatiques sont le terrain de jeu de lobbys aux visées contradictoires. À vouloir faire plaisir à tout le monde, difficile d’avancer réellement… et de croire à des annonces d’envergure à la Cop.

LIEN(S) : Vous avez eu accès à plus du tiers de l’article. Pour le lire en entier, achetez Energie Plus 616

Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.