Chemical Looping, pour une combustion avec capture directe de CO2

Des études sont menées à l’Université de Vienne en Autriche. (c) TU Wien
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Toute combustion émet d’autant plus de CO2 qu’elle est complète. Le principe de la technologie de CLC (Chemical looping combustion) repose sur une combustion sans flamme en utilisant deux réacteurs : dans le premier (Air Reactor), des billes « absorbent » l’oxygène qui est utilisé pour la combustion dans le second (Fuel Reactor), les billes revenant ensuite vers le premier réacteur.

Plusieurs critères sont importants pour que les matériaux de ces billes soient adaptés au transfert d’oxygène comme la résistance mécanique au vieillissement (agglomération ou désintégration), la résistance chimique (stabilité de composition), ou la capacité de ré-oxydation.

Des tests jusqu’à 3 MWth

De nombreux programmes cherchent à optimiser ces matériaux. Par exemple, le projet de recherche SUCCESS lancé en 2013, regroupant 10 institutions sous la coordination de l’Université de Vienne, a abouti à des résultats extrapolables à des unités de 10 MWth. La durée de vie des matériaux a atteint 210 jours : après, leur granulométrie devient trop fine, et ils peuvent être entraînés avec les gaz.

Le programme sino-européen CHEERS (Chinese European Emission Reducing Solutions, 2017-2022) coordonné par la Norvège prévoit une unité CLC de 3 MWth qui devrait être opérationnelle en 2021 avec en vue des unités de 50 MWth si les essais sont concluants. Total et l’Ifpen y participent du côté français.

Actuellement, les unités les plus puissantes se trouvent à Darmstadt en Allemagne (1 MWth en 2010), à La Pereda en Espagne (1,7 MWth en 2012) et à l’Université de l’Ohio avec Alstom Power (3 MWth.).

LIEN(S) : Cet article peut être lu en entier dans notre n°614

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