Bois en fin de vie, une ressource à valoriser

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Plus frileuse que d’autres pays européens, la France avance lentement sur la valorisation énergétique des bois en fin de vie. Pourtant, on en compte un flux annuel de plus de 7 millions de tonnes en France, dont 3 Mt vont en enfouissement, 2 Mt sont utilisées par les filières de fabrication de panneaux de bois, et environ 1,5 Mt sont valorisées énergétiquement. Selon un diagnostic partagé par les acteurs de la filière*, ce sont ainsi 0,4 Mt qui pourraient être recyclées en panneaux et 0,9 Mt supplémentaires utilisées comme bois-énergie d’ici 2025.

Faire évoluer les seuils de la rubrique 2910-B

L’enjeu numéro 1 est d’arriver à gérer correctement les substances polluantes présentes dans tous ces bois usagés mais qui sont de natures et en quantités très variables (traitements organo-chlorés, colles, peintures, vernis, lasures, PVC, métal, plâtre, ciment, verre, etc.). Cela passe par des actions techniques pour bien classifier et optimiser les traitements de ces bois ; et par des adaptations réglementaires.

Un premier travail de révision des référentiels de l’Ademe a été fait fin 2017, nécessaire pour bien définir le cadre de contractualisation des projets retenus par le Fonds Chaleur. L’Ademe a également publié en mars dernier un guide sur la qualité de l’approvisionnement (3). Pour faciliter la création d’installations de combustion classée 2910-B, il faudrait envisager de réduire les contraintes sur les seuils des substances polluantes présentes sur le bois, tout en garantissant que les fumées restent dans les normes.

* notamment Ademe, Codifab, Eco-organisme, Federec, Fedene, Ser, Cibe, Copacel, et aussi UIPP et FNB.

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