Bientôt des “lignes virtuelles” en France ?

61

La France va-t-elle voir émerger des lignes électriques “virtuelles” ? En tout cas, leur développement est bel et bien prévu. Fin janvier, le gouvernement l’a réaffirmé dans sa présentation détaillée de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Il veut «mettre en place au cours de la première période de la PPE le cadre permettant de généraliser d’ici à 2028 le développement de lignes virtuelles à l’aide d’installations de stockage par batteries afin d’éviter les renforcements de réseau et les phénomènes d’écrêtements des énergies renouvelables.» C’est tout l’objet du projet Ringo de RTE, dont la mise en service est prévue dans un an.

L’objectif est double : accroître la capacité d’accueil des renouvelables et différer, voire éviter d’investir dans la construction de nouvelles lignes électriques qui sur-dimensionneraient le réseau. La solution consiste à utiliser des batteries de grandes tailles pour résorber les congestions locales. En l’occurrence des batteries lithium-ion et lithium métal polymère. Le problème ? La mission de service public de RTE l’empêche de posséder et d’opérer de tels actifs.

Trois ans d’expérimentation sur trois sites

Pour y remédier, l’idée est de répartir plusieurs systèmes de stockage sur le réseau. Lorsqu’une quantité d’électricité sera prélevée à un endroit pour charger des batteries, une quantité équivalente pourra, au même moment, être injectée ailleurs par d’autres batteries. Le bilan énergétique global est censé être nul. Mais il reste à valider ce principe dans la pratique.

L’enjeu n’est pas seulement technologique. Il y a aussi des questions contractuelles et régulatoires. À l’issue de l’expérimentation, RTE ne gèrera plus en direct ces opérations. Il achètera la prestation à des acteurs-tiers, selon des modalités à définir.

LIEN(S) : Vous avez lu une petite partie de cet article. Retrouvez-le en entier dans le n°620

Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.