La majeure partie des réserves mondiales de gaz et de pétrole se situent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Relativement sous-exploitées, elles suffiraient pour répondre à la demande mondiale croissante pendant au moins le prochain quart de siècle, à condition que les investissements se réalisent à la hauteur et au rythme voulus. L'AIE analyse les enjeux et les incertitudes de ce dossier complexe.
D'après l'Agence internationale de l'énergie (AIE), "la hausse régulière des besoins mondiaux en énergie se poursuivra sans doute pendant les 25 prochaines années au moins".
Le scénario de référence de l'AIE, basé sur l'hypothèse d'un prolongement des politiques actuelles, conduit à une augmentation de 50% de la demande énergétique à l'horizon 2030 – et cet accroissement sera satisfait à plus de 60% par le pétrole et le gaz. La part de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (région "MENA", pour Middle East & North Africa) dans la production de pétrole et de gaz augmentera très sensiblement, à condition que ces pays investissent suffisamment dans les infrastructures de production et de transport de l'énergie. On pourrait se rassurer si ce scénario ne suscitait pas de graves inquiétudes : des émissions croissantes de CO2 qui vont déstabiliser le climat et une dépendance accrue des pays consommateurs à l'égard de la zone MENA, qui attise les craintes pour la sécurité d'approvisionnement.
(...) Demande et prix élevés (...)
(...) Pas de certitudes (...)
(...) Faire mieux... en dialoguant (...)
Lire la suite dans Energie Plus n°356 du 1er décembre 2005© ATEE – ENERGIE PLUS - Tous droits réservés -
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