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Publié le: 15 septembre 2005

Réunis à Gleneagles début juillet, les huit pays les plus industrialisés (le "G8") ont reconnu la nécessité d'agir rapidement en faveur du climat et ont préparé un plan d'action. Même les plus critiques se sont félicités de "l'avancée américaine", mais quelques jours plus tard, les Etats-Unis dévoilaient leur accord de partenariat avec les grands pays du Pacifique Sud. Cet accord est très diplomatiquement considéré comme complémentaire au protocole de Kyoto. Un mois plus tard, les ministres de l'Environnement de 22 pays industriels ont pu constater de visu la fonte des glaciers de l'Alaska. Il paraît pourtant que nous ne comprenons pas la politique américaine. Et puis Katrina est survenue...

Cet été, le feuilleton des négociations internationales sur le climat s'est poursuivi à un rythme soutenu et il s'est déroulé dans un contexte de catastrophes climatiques impressionnantes par leur ampleur et dramatiques par leurs conséquences, dont le point d'orgue a été le terrible cyclone Katrina.

Le tour de piste a commencé à Gleneagles, bourgade d'Ecosse où Tony Blair avait choisi de réunir le G8 sous sa présidence. S'y retrouvaient les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, du Japon, de l'Italie, du Royaume-Uni et de la Russie. Au menu, l'aide économique à l'Afrique et la lutte contre le changement climatique. Sur ce dernier point, les Américains se sont déclarés "très contents" des conclusions de la réunion ; quant aux autres, leurs commentaires rejoignaient globalement ceux de Jacques Chirac qui s'est réjoui d'une "avancée réelle", bien que les décisions prises ne soient pas allées "aussi loin que souhaité par la France". L'un des petits pas effectués résulte du fait que les huit pays ont reconnu, dans la déclaration finale, que "les changements climatiques constituent un défi grave et à long terme" et qu'ils ont admis en savoir assez "pour agir maintenant afin de commencer à ralentir et, pour autant que la science le justifie, à freiner et à inverser l'augmentation de l'effet de serre". L'ajout de "pour autant que la science le justifie" est cependant l'exemple typique des concessions qui ont dû être faites à G.W. Bush. Le pas est donc tout petit, mais il a permis à la machine internationale de continuer à tourner, ce qui est déjà beaucoup. Comme l'a expliqué Tony Blair, si l'on ne parvient pas à intégrer les Etats-Unis dans le consensus, il sera impossible d'impliquer les grandes économies émergentes, et si les Etats-Unis, la Chine et l'Inde ne prennent pas d'engagements, "le problème ne pourra jamais être résolu".

Un plan d’action…à préciser
Ce petit pas a débouché sur la décision de lancer un dialogue sur le changement climatique, l'énergie propre et le développement durable entre le G8 et ces économies émergentes dont les besoins énergétiques sont importants. La première concrétisation de cette décision sera l'organisation d'une conférence internationale sur ce thème à Londres le 1er novembre...
Lire la suite dans Energie Plus n°351 du 15 septembre 2005
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