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Publié le: 10 juin 2004

Une fois n’est pas coutume, le 5ème sommet pétrolier qui s’est tenu à Paris fin avril, a été émaillé de débats plus animés qu’à l’habitude. Malgré un consensus sur la nécessité de stabiliser le marché et les prix, l’AIE et l’OPEP ne sont pas d’accord sur la méthode. Pour leur première apparition dans ce sommet, les sociétés de services ont vivement pris à partie les compagnies pétrolières.

Le 29 avril dernier, le 5ème sommet pétrolier s’est tenu à Paris, une nouvelle fois sous la présidence de Nordine Aït Laoussine, président de Nalcosa, société de consulting, et ancien ministre algérien de l’énergie. Les deux premières sessions, concernant respectivement les perspectives du pétrole et du gaz et les industries pétrolières et parapétrolières, ont suscité des débats intéressants. L’épineux problème des réserves d’hydrocarbures a évidemment été évoqué.

En introduction, Patrick Devedjian ministre délégué à l’Industrie, a souhaité rappeler que «l’histoire du pétrole au XXIème siècle sera très différente de celle du XXème siècle et il faut nous y préparer». En effet, la Chine est devenue le 2ème consommateur mondial et sa consommation progresse de 10% par an. Même s’il peut être remplacé dans bien des domaines, le pétrole reste indispensable dans le secteur des transports où les solutions alternatives ne sont pas encore prêtes. Cependant, il faut se rendre à l’évidence, la production de pétrole ne sera pas éternelle, d’autant que «la thèse de l’apparition inéluctable d’un pic puis d’un déclin de la production mondiale de pétrole est aujourd’hui de plus en plus partagée», a souligné le ministre. Cette question est prise au sérieux par les politiques pour plusieurs raisons, notamment le fait que la géographie pétrolière n’a que peu évolué et donc que peu de gisements de grande ampleur ont été découverts. Les émissions de gaz à effet de serre sont un autre problème dont une partie de la solution consiste à limiter l’utilisation des énergies fossiles aux usages incontournables, c’est à dire les pointes de consommation d’électricité et les transports. La politique énergétique française se doit donc, d’après le ministre, de privilégier les économies d’énergie, développer les énergies renouvelables et renforcer la recherche sur les nouvelles technologies de l’énergie. Même si la France, de par sa politique énergétique, n’est que peu sensible aux fluctuations des prix du pétrole, Patrick Devedjian s’est aussi déclaré inquiet de leur hausse. Ils dépassent depuis plusieurs semaines 30 dollars le baril «ce qui peut être préjudiciable à la reprise de la croissance de l’économie mondiale (…) et à la réalisation des investissements importants qui seront nécessaires pour satisfaire aux besoins de l’avenir»

Lire la suite dans Energie Plus n°327 du 1er juin 2004


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